C’EST INCROYABLE

March 10th, 2010

C’EST INCROYABLE
MAIS…ÇA SE PASSE VRAIMENT

AVERTISSEMENT : CE MESSAGE CONTIENT DES PHOTOS QUI POURRAIENT PERTURBER CERTAINES PERSONNES.

Encore une fois, en visitant les hôpitaux nous avons été témoins de cas que nous avons encore du mal à croire.  Une fillette de 10 ans vivait avec son oncle et sa femme. La raison pour laquelle elle ne vivait pas avec ses propres parents n’était pas exactement claire et nous n’avons toujours pas réellement d’explications. Est-ce que c’est à cause d’un divorce, un décès ou est-ce qu’ils se sont séparés ? Pour l’instant la seule chose que nous savons, c’est qu’elle vit avec cet oncle depuis l’âge de trois ans.  La première femme de son oncle l’avait laissé et il s’est remarié il y a environ trois ou quatre ans.  Il semble que cette femme n’avait pas beaucoup d’estime pour la nièce de son nouveau mari.

L’histoire de cette petite fille est semblable à celle d’Aurore. Nous ne pouvons même pas commencer à imaginer ce qu’elle a pu endurer, mais le dernier épisode était absolument horrible. Une fois que sa belle-mère l’ai torturé avec un couteau brûlant, elle lui a dit d’aller au magasin pour acheter de la farine.  L’enfant a essayé, mais s’est effondré au milieu de la rue où les voisins l’ont découverte et ont été obligés d’appeler la police. L’enfant a été admise à l’hôpital Secetoure où le docteur Malulu travaille.  Comme je l’ai mentionné la semaine dernière, le Dr. Malalu collabore avec la Fondation Karibu et nous a mis au courant de ce cas.

Il est très difficile de comprendre ce qui pousse les gens à commettre de tels actes de violence incroyables.  Avec chaque nouveau cas que nous rencontrons, nous sommes encore plus convaincus qu’un centre comme le nôtre est absolument nécessaire ici à Mwanza.  Notre détermination et notre volonté de voir ce projet se réaliser devient encore plus puissante. L’abus est aujourd’hui si courant ici que cela fait partie de la culture. Il y a trop d’impulsions violentes à l’intérieur des gens. C’est tout simplement impossible d’identifier la raison principale qui fait perdurer cette situation. Comme que déjà mentionné, la pauvreté et le manque d’éducation sont des facteurs importants.  Mais c’est aussi un concours de circonstances qui durent depuis très longtemps et ça fait partie de la mentalité. Je souhaite parfois pouvoir être à leur place pendant un certain temps pour que je puisse mieux comprendre – peut-être que là, nous aurions une longueur d’avance pour trouver des solutions à tous ces comportements et on ferait un pas de plus.

Je vous laisse avec quelques photos de ce dernier cas en espérant qu’il vous touchera autant qu’elle nous a touché et ainsi re-créer votre engagement à notre mission qui est d’éliminer l’abus et la torture des enfants. Je vous supplie de parler à vos amis au sujet de la Fondation Karibu et des enfants que nous aidons, ainsi que ceux que nous tentons d’atteindre. Bien que vous ne pouvez pas vous joindre à moi ici physiquement, s’il vous plaît aidez-moi à faire une différence en envoyant votre contribution dès aujourd’hui !

Nous lançons un appel à votre générosité d’une manière qui est différente de celle d’autres fondations. Nous faisons appel à vous pour un temps limité seulement, parce que nous travaillons déjà à assurer l’auto-suffisance au Centre de Mwanza.  Mon objectif personnel est de ne plus avoir besoin de se fier sur des dons extérieurs d’ici environ 5 ans. C’est notre ferme conviction que, dans le long terme, ce problème doit être pris en charge à l’intérieur des frontières de la Tanzanie.  Ce que dont nous avons besoin dès maintenant – dans un court à moyen terme – est de mettre en œuvre les structures, former une équipe compétente et travailler pour faire en sorte que ce projet dans son ensemble devienne auto-suffisant.  Une fois cet objectif accompli, nous choisirons une autre partie du monde où les enfants sont aussi en grand besoin et nous lancerons une autre mission.

Je vous remercie tous de votre participation. Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

Dons  http://fondationkaribu.com/dons.asp?page=dons&lang=FR

Manon Fleury

 

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MISE EN GARDE : CE MESSAGE CONTIENT DES IMAGES QUI POURRAIENT ÊTRE PERTURBANTES

February 22nd, 2010

PAS DE PLACE POUR LE SYNDROME DU
« MOI, ENCORE MOI ET RIEN QUE MOI »

Nous avons entendu à la radio et lu dans les journaux que la mère d’un petit garçon de 7 ans l’avait sérieusement brûlé.  Il a été admis à l’hôpital Secetoure où le Dr Malulu, qui s’implique au sein de notre Centre, travaille au service pédiatrique. Dr. Malulu nous a dit que bien que la mère semblait démontrer des regrets, elle n’avait jamais vraiment admis sa faute, et que le garçon lui avait dit confidentiellement qu’il ne pouvait pas raconter ce qui s’était réellement passé parce que :

  • Il avait peur que s’il disait la vérité, sa mère serait envoyée en prison
  • Sa mère était seule à pourvoir aux besoins de la famille
  • Son père les avait déjà délaissés et ils n’avaient aucune idée où il se trouvait
  • Il a des frères et sœurs à la maison à qui il devait penser
  • Il a dit qu’il n’y aurait plus personne pour les nourrir et s’occuper d’eux
  • Il n’arrivait pas non plus à voir comment il ferait pour nourrir sa mère en prison
  • Il avait peur qu’elle meure et qu’ils se retrouveraient alors sans aucun parent

Même le personnel de l’hôpital nous a dit ouvertement être contre l’idée d’appeler la police dans ce cas particulier, parce qu’ils considéraient que la mère était repentante et ils se questionnaient au sujet de « qui s’occuperait de nourrir les 3 enfants ? »

C’est exactement la raison pour laquelle un centre comme celui soutenu par la Fondation Karibu est si important. Notre approche consiste à aider les enfants ET leurs familles. Nous croyons au lancement d’un mouvement, où chaque citoyen se lève, protège et offre de l’assistance à ceux qui sont impuissants. Grâce aux services que nous offrons, nous pouvons venir en aide aux parents avant que leur colère ne devienne criminelle, avant qu’ils posent des gestes violents et causent du mal aux leurs, risquent même de les estropier ou les tuer.

Il y a plusieurs années maintenant, lorsque nous avons commencé à nous tenir pour protéger et défendre les enfants dans notre pays, nous avons d’abord identifié les coupables, nous les avons dénoncés, ils ont été traduits en justice et envoyés en prison. Nous nous sommes tenus et nous avons donné l’exemple, mais à un moment donné, nous avons réalisé que la prison n’était pas toujours la meilleure solution et qu’en fait, certains parents qui maltraitent leurs enfants ont également sérieusement besoin d’aide.  L’étape initiale du besoin ou de la volonté de vouloir mettre tout parent / tuteur ayant maltraité leurs enfants en prison est précisément ce que la Fondation Karibu cherche à éviter ici.  Comme il nous a fallu environ 75 ans pour déterminer que la prison n’est pas toujours la  solution la plus idéale, il y a certainement quelque chose à apprendre des expériences du passé.  Si notre objectif est d’établir des structures visant à éliminer la violence, la torture et le mauvais traitement contre les enfants en milieu familial, il me semble logique que nous le fassions aussi  en gardant  en tête ce que d’autres pays ont appris en mettant en œuvre leur propre types de structures. J’avoue que parfois, il n’existe aucun autre moyen et que la prison est nécessaire, mais n’est-il pas vrai aussi que, souvent la prison n’est pas la seule solution ?

Il y a quelques années, je n’aurais jamais imaginé être capable d’écrire une telle chose, alors croyez-moi, je comprends vraiment si certains d’entre vous sont peu enclins à considérer ce que je dis ici – certains pourraient même être choqués… mais permettez-moi de dire qu’après avoir vécu en Afrique pendant environ 3 ans maintenant, certaines de mes convictions et croyances ont été mises à l’épreuve, abandonnées et remplacées par une autre façon de voir les choses.

Je viens de réaliser que, parmi toutes les maladies qui existent ici en Tanzanie, la pire de toutes, celle qui détruit, qui cause du mal et affecte autant de ses habitants, c’est la maladie de la pauvreté.  Je suis venu à comprendre que la pauvreté en elle-même  peut aussi être une maladie qui amène les gens à faire des choses qu’ils ne se croyaient pas capables de faire.

Voici donc une photo du petit Richard Musa, qui a seulement sept ans, couché dans un lit d’hôpital avec les deux bras, la poitrine, le menton et la lèvre brûlés au point où une bonne cicatrisation est douteuse.  Malgré tout cela, il pense à la survie de ses frères et sœurs en premier.  Il n’y a juste pas de place à Mwanza pour le syndrome du Moi, encore Moi et rien que Moi. C’est justement une des raisons pour lesquelles je suis déterminée à les aider et c’est pourquoi je suis déterminée à continuer à vous partager concrètement les expériences que je vis ici, pour que vous continuiez à envoyer vos dons précieux et encouragiez les gens que vous connaissez à en faire de même, afin que tous ensemble nous puissions garder la Fondation Karibu en vie, ici et ailleurs….

Manon Fleury

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NOUS AVONS RAISON…

February 15th, 2010

NOUS AVONS RAISON…
NOUS AVONS TOUJOURS RAISON !

Il pleut depuis deux jours maintenant. Le ciel est rempli de nuages noirs et le vent souffle follement dans toutes les directions. Dieu que j’aime la saison des pluies ! Tout dans la nature est tellement plus vert et nous avons sans cesse le privilège d’entendre le vent siffler des chansons, d’observer les feuilles qui dansent.  Ici, à Mwanza, la poussière ne nous envahit plus. C’est presque comme si la ville toute entière est en train de se faire vigoureusement nettoyer.  Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours aimé les journées pluvieuses et le vent.  Avez-vous déjà remarqué comment tout le monde semble ralentir d’un cran durant ces journées-là ?  Les gens conduisent plus lentement et semblent plus tolérants;  nous ouvrons les portes plus aisément pour aider les gens à entrer et nous sommes encore plus compréhensifs avec ceux qui sont en retard ou même qui annulent leur rendez-vous.  Avez-vous déjà remarqué comment nos liste de « choses à faire » diminuent aussi un peu ? C’est comme si les choses qui semblaient urgentes peuvent tout à coup attendre à demain. J’ai souvent observé comment les gens prennent le temps de vivre davantage durant les jours de pluie (cela s’applique aussi aux journées de tempêtes en hiver). Nous restons au lit un peu plus longtemps, certaines personnes restent même couchées toute la journée!  Nous étirons souvent notre heure de dîner et nous écourtons la journée de travail. On passe plus de temps en famille, fort probablement parce que tout le monde reste à l’intérieur.

Pour ma part, les jours de pluie semblent me donner la permission de ralentir le rythme et me détendre un peu, sans avoir cette impression constante qui me tiraille d’avoir à être de plus et plus productive. Personnellement, je trouve cela plus facile de respirer quand il pleut, ce qui rend le jogging tellement plus agréable.

Maintenant, ça c’est une façon de voir les journées de pluie. Mais je ne sais pas…vous êtes peut-être de ces personnes qui regardent les journées de pluie différemment ? J’ai déjà entendu différentes versions au sujet de la question, comme le fait qu’il y semble y avoir plus d’accidents de la route pendant les jours de pluie; statistiquement la productivité des employés diminue, la plupart des femmes ne se sentent pas belles à cause de ce que la pluie fait aux cheveux; les gens sont impatients et courent partout pour trouver la place de stationnement la plus proche, on achète davantage de médicaments pour le rhume, à l’école le niveau d’absentéisme est plus élevé, etc. etc.


Je ne sais comment vous voyez cela, mais je préfère nettement la première approche.  C’est ça qui est si fascinant au sujet de la vie. Chacun d’entre nous peut percevoir les choses différemment, de la façon que nous avons de le faire. Nous pouvons concentrer nos pensées sur ce que nous voulons.  Nous pouvons aimer ou non la pluie, nous pouvons choisir de mettre l’accent sur les faiblesses de notre partenaire ou sur ses points forts, on peut critiquer une situation ou en faire l’éloge, on peut aimer ou détester la neige.  Et encore plus important est que peu importe ce à quoi nous pensons, nous aurons toujours raison à ce sujet !  Car il y a un autre côté de la médaille. Parce que nous avons raison, nous aurons toujours plus de ce sur quoi nous nous concentrons.  Tout compte fait, que ce soit la façon dont nous pensons ou les choses sur lesquelles nous nous concentrons, nous avons toujours raison, nous avons toujours parfaitement raison !

Donc, j’ai une invitation à me faire, ainsi qu’à vous tous, et c’est d’entreprendre juste pour cette semaine, d’observer le genre de pensées qui envahissent notre esprit et exactement ce sur quoi nous avons tendance à se concentrer.  On pourrait être surpris de ce qui se passe automatiquement dans notre tête.  Peut-être que si nous prenions le temps de vraiment observer ce que nous pensons en fait, on pourrait bien découvrir pourquoi ces choses que nous ne voulons pas continuent de se manifester dans notre vie;  comment ça se fait qu’elles continuent à persister.  Nous allons peut-être alors décider de modifier nos pensées et de nous concentrer sur quelque chose de différent. Car après tout, nous avons raison, peut importe comment et ce que nous décidons de penser … alors pourquoi pas choisir les pensées qui nous aident à devenir ce que nous aspirons à être, et obtenir ce que nous avons vraiment envie, plutôt que sur l’endroit où nous avons peur d’être ou d’aller ?

Je vous souhaite à tous la première version d’une semaine de PLUIES !

Manon Fleury

 

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ENFIN DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS

January 29th, 2010

NOUS COMMENÇONS ENFIN À VOIR
DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS

Dans la ville de Mwanza, la période juste après Noël et le Nouvel An ressemble au mois de septembre au Canada car ici l’école commence en janvier.  Deux des fillettes que nous avons accueillies au Centre ont commencé la première année !  Et nous avons animé un autre atelier communautaire de sensibilisation au sujet des enfants, de la famille et des méthodes d’élever un enfant.

Ester, la fillette de 9 ans que nous avons accueillie le 3 décembre 2009 a été inscrite d’emblée dans une école à proximité du Centre parce qu’elle accuse déjà un certain retard au niveau de sa scolarité à cause des difficultés et des épreuves qu’elle a vécues.  L’école va l’aider à bâtir un estime de soi et le fait de se retrouver parmi d’autres enfants lui permettra d’améliorer ses aptitudes sociales. Nous l’avons inscrite en première année mais nous allons travailler de très près avec elle en espérant qu’elle pourra bientôt se classer en 2e année.  Elle est intelligente, elle aime l’école et elle est toute mignonne dans son uniforme.

Katarina, qui a presque 7 ans est allée à l’école maternelle cinq matins par semaine durant son hébergement de 11 mois au Centre.  Elle a appris à tenir un crayon, à compter, l’alphabet et encore plus important, elle a eu une chance de développer et de pratiquer ses aptitudes sociales, car elle était dans une classe avec environ 30 autres enfants. Katarina est très excitée d’avoir commencé la première année ! Elle est si fière et elle paraît absolument brillante dans son uniforme avec son cartable, ses crayons et ses cahiers.   Elle doit marcher 1 kilomètre et demi pour aller à l’école et rentrer, mais elle dit que ce n’est pas loin, car elle marche avec de nouveaux petits amis, ses chaussettes et des chaussures toutes neuves (les enfants ne portent généralement jamais de chaussettes car ils marchent pas mal nus pieds ou portent des sandales en plastique). Elle dit que les chaussettes et les chaussures fermées l’aident à marcher plus vite …

Le 16 janvier, le Centre a organisé un atelier d’une journée pour la nouvelle famille de Katarina et tous les voisins des alentours concernant les sujets suivants :

Les conséquences pour les enfants quand ils voient leurs parents se disputer
Le respect et l’autorité vs. l’abus et le pouvoir
Les méthodes en matière d’éducation de l’enfant – la psychologie de l’enfant
Les différentes étapes du développement
Les méthodes de punition alternatives au châtiment corporel
Le renforcement positive
Le temps de qualité vs. quantité de temps

Afin d’assurer l’efficacité de l’atelier, les parents ont convenu de se réunir régulièrement (une fois par semaine ou une fois toutes les deux semaines) afin de partager au sujet de comment vont les choses lorsqu’ils mettent en pratique ces nouvelles méthodes et manières d’agir. Nous allons les rencontrer une fois par mois.  Ils ont également accepté de prendre position si ils apprennent qu’un enfant est maltraité, soit en allant voir eux-mêmes, en appelant leurs chefs de rue, la police ou en nous téléphonant au Centre.  L’intention de  la Fondation Karibu est de créer un mouvement où chaque citoyen sera sensibilisé aux abus envers les enfants en milieu familial et disposé à briser le silence en décidant pour eux-mêmes de s’engager à protéger les enfants.

Le soir même, Katarina et Ngolo sont restées quand l’équipe de la Fondation Karibu est repartie vers le Centre. Elles avaient été informées qu’elles seraient maintenant gardées chez leur proches à la fin de la journée. L’ambiance dans laquelle nous les avons laissées a certainement aidé à assouplir leur transition et Katarina était occupée à anticiper son entrée à l’école.  Elles seront de retour au Centre durant les fins de semaine afin de poursuivre une réintégration saine, mais leurs visites au Centre diminueront progressivement et sous peu, nous seront ceux qui les visiterons dans leur environnement plutôt que l’inverse.

Les choses bougent vraiment vite maintenant… c’est très encourageant.  ET NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE PARTICIPATION AUSSI ! Maintenant que nous prenons soin de six enfants au Centre, c’est tellement essentiel de maintenir le momentum, de les aider à guérir et se remettre des traumatismes qu’ils ont subi.  Il y a tellement de frais qui ne sont subventionnés par aucun gouvernement : la nourriture, les médicaments, les visites à l’hôpital, les vêtements, la literie, le transport et les fournitures d’école.  Je vous en prie, donnez généreusement en allant à notre site Internet www.fondationkaribu.com. Vous pouvez être fiers de savoir que vous contribuez concrètement à la vie d’un enfant en lui donnant l’occasion d’avoir un avenir prometteur.

Avec votre aide, un autre enfant a la chance de s’épanouir.  MERCI !

Manon

 

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MEURTRIE, MAIS ANIMÉE D’UNE FORCE ÉTONNANTE

January 21st, 2010

MEURTRIE, MAIS ANIMÉE D’UNE FORCE ÉTONNANTE
L’année 2010 a commencé brusquement pour nous. Nous savions qu’à un certain point, notre travail ne pourrait porter fruits que si nous arrivions à identifier quels enfants sont victimes d’abus.  Nous allons maintenant devoir installer davantage de lits superposés car nous n’en avons plus assez pour accueillir les nouveaux enfants au Centre de secours.  Ce sont tous des cas d’abus extrêmes qui se produisent au sein de familles et donc ils nous sont référés par la police, les hôpitaux, l’aide sociale ou les chefs qui travaillent dans la rue.

Le 25 décembre, un homme a décidé de dénoncer l’abus dont était victime sa petite voisine de 4 ans.Durant la veille de Noël, alors que tant d’enfants déballaient leurs cadeaux, Lightness était en train de subir un terrible châtiment, soit des brûlures au niveau de ses parties intimes, parce qu’elle avait encore mouillé son lit.  Sa mère lui a dit « Ukipigakelele, nitakuuwa » (si tu fais du bruit, je vais te tuer).

Parce qu’elle a été forcée de subir cette torture en silence, ses voisins n’étaient pas au courant du cauchemar qu’elle vivait à seulement 10 pieds de chez eux.  Le matin de Noël, Lightness n’est pas sortie de la maison. Ses petits amis sont venus la chercher mais on leur a dit qu’elle dormait encore, ce qui est inhabituel à 10 heures du matin… si rare que la mère, ayant peur de provoquer des soupçons, a vêtu Lightness de sa plus belle robe, lui a tressé les cheveux et l’a forcée à sortir un peu.  Parce qu’elle semblait marcher avec beaucoup de difficulté, les voisins ont été poussés à regarder sous sa robe.  En état de choc total après avoir constaté la situation, ils ont appelé leur chef de rue (un très bon ami à nous) qui donc nous a contacté et, comme vous pouvez vous imaginer, c’est à ce moment que toutes les procédures juridiques ont été déclenchées :  la police a été appelée, la mère a été arrêtée  et la fillette Lightness a été  hospitalisée..

Étant donné qu’il y a des médecins à proximité de notre centre, nous avons rapidement été en mesure d’emmener Lightness au Centre avec nous, ce qui est un bien meilleur environnement de guérison.  Les médecins m’ont montré comment nettoyer les plaies de Lightness deux fois par jour et sont venus nous visiter régulièrement pour s’assurer qu’elle guérissait bien.

Je suis étonnée de constater à quel point les enfants ont de la force . Il est évident que ce n’était pas la première fois que Lightness subissait ce genre de violence.  Son corps était si complètement couvert de cicatrices qu’on ne pouvait s’empêcher de pleurer à chaudes larmes. Comment elle a réussi à survivre jusqu’à maintenant est tout simplement un miracle ! Elle était incapable de verser des larmes, elle était remplie de colère, elle frappait souvent les autres enfants et essayait de détruire les choses, mais au bout d’une semaine et avec beaucoup de tendresse, d’amour et de soins, nous avons commencé à voir des progrès.  Au-delà de toute cette douleur, c’est une petite fille très douce et chaleureuse qui, à l’âge de 4 ans, a déjà appris à se méfier des gens et se protéger à tout prix.  Même si l’espoir est fragile, nous pouvons voir que c’est très difficile de le détruire.  Bien qu’elle ait le cœur et le corps sérieusement meurtris, ils sont étonnamment pas encore anéantis.  Sa flamme intérieure est encore très faible, mais Lightness est certainement remplie de bonne volonté et un désir de guérir et de reprendre des forces. N’est-ce pas étonnant ?

Je vous souhaite à tous une flamme intérieure aussi forte au cours de cla Nouvelle Année. Rappelons-nous simplement de Lightness.  Puisse-t-elle être  une source d’inspiration pour chacun de nous quand les temps deviennent plus difficiles.  Maintenir notre flamme en vie (garder l’espoir) nous permettra à tous de continuer à aller de l’avant.

Manon Fleury

UN FOYER OÙ CHAQUE ENFANT EST AIMÉ ET EN SÉCURITÉ N’EST PAS UN RÊVE… C’EST NOTRE OBJECTIF.

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