Bonjour à tous,
Fêtons la Journée internationale des droits de l’enfant le 20 novembre avec nos 15 enfants en Tanzanie. Pourquoi une Journée internationale des droits de l’enfant?
Une convention et des droits
La Convention internationale des Droits de l’Enfant est un texte composé de 54 articles, adoptée par l’Organisation des Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu’un enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut protéger, mais que c’est une personne qui a le droit d’être éduquée, soignée, protégée, peu importe l’endroit où elle est née. Et aussi qu’elle a le droit de s’amuser, d’apprendre et de s’exprimer. La convention a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États-Unis ont refusé de s’engager.
Il n’y a rien de plus précieux au monde que nos enfants. Ils sont notre futur, ils sont l’avenir, notre avenir. Si nous voulons pour eux un avenir où régneront paix et amour, nous devons également en être l’exemple.
En Tanzanie, Manon Fleury, la fondatrice de la Fondation Karibu et son équipe s’occupent des enfants qui ont subi des sévices sévères. De plus, elle a mis sur pied un programme destiné aux parents pour que les gestes de violence ne se reproduisent plus lorsque l’enfant retourne chez lui.
Présentement, nous prenons soin de 15 enfants. Malheureusement, ce n’est pas suffisant; il y a d’autres enfants qui ont besoin de soin.
Pour souligner cette journée et pour continuer le travail déjà accompli par la Fondation, nous faisons appel à votre générosité. Que ce soit au Canada, en Afrique où ailleurs, tous les enfants devraient vivre une enfance sans souffrance.
Nous vous remercions à l’avance de votre générosité.
Pour vos dons en ligne : http://www.fondationkaribu.org/dons/
Pour nous faire parvenir vos chèques : 12, rue des Boisés, Mont-Saint-Grégoire, QC. J0J 1K0
« Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.
Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. Lao Tseu »
C’est le principal objectif de la Fondation Karibu.
En plus d’aider les enfants, la fondation a pour objectif que le centre soit autonome en 2015 afin d’en démarrer d’autres la où les besoins sont criants.
Voici le récit de quelques enfants qui sont actuellement hébergés au Centre.
Mashaka 10 ans. Sa mère a ordonné au grand frère de Mashaka de lui attacher les mains dans le dos, de mettre du gazon entre ses mains et son dos, de l’arroser de gaz; par la suite, la mère a elle-même mis le feu. Mashaka est arrivé au Centre le 23 février 2011. Il avait tous les doigts calcinés ainsi que le bas du dos. Grâce aux soins que les employés du Centre lui ont prodigués, les plaies de son dos sont guéries ainsi que ses avant-bras et la plupart de ses doigts, sauf trois qui ont dû être amputés.
Semeni 11 ans, il y a plus de 8 ans Semeni a été poussée dans un feu par sa belle-mère. À ce moment, elle n’avait que 2 ans et n’était en mesure de se relever seule. Elle a eu le dos brûlé ainsi que l’arrière de sa tête. Semeni est arrivée au Centre le 3 avril 2011, lorsqu’elle est arrivée, son dos était guéri, mais l’arrière de sa tête était encore une plaie ouverte, et ce, même si les sévices ont eu lieu il y a plus de 8 ans.
Doi Eliki 9 ans. La mère de Doi lui a mis des sacs de plastique sur les mains et les pieds, et elle y a mis le feu. Doi est arrivé le 20 octobre 2011, tous ces orteils sont complètement calcinés. Il a beaucoup de difficulté à marcher, il ne peut pas porter de souliers. Au moment de ce malheur, Doi ne pouvait même pas manger seul, car ses mains étaient également brûlées. Aujourd’hui, ses mains sont guéries.
Ephrahim 8 ans. Sa belle-mère a arrosé ses vêtements avec de l’huile à voiture et a tenté d’y mettre le feu, mais Ephrahim a réussi à se sauver. Ephrahim est arrivé au Centre le 26 octobre 2011. Outre cette tentative, sa belle-mère le battait. Le corps d’Ephrahim montre des marques de violence extrême.
À noter que dans les cas de Mashaka et de Semeni, les progrès sont tout à fait remarquables.
Voici la liste des autres enfants qui sont présentement hébergés au Centre :
Majaliwa, un garçon de 8 ans, les 2 mains brûlées
Frank, un garçon de 12 ans, a été battu des pieds à la tête
Zaituni, une fille de 9 ans, a été battue à plusieurs reprises et chassée de la maison
Daniel, garçon de 12 ans, a été battu et chassé de la maison
Kwimba, fille de 6 ans, a été brûlée sur la main et le bras
Vitalis, garçon de 10 ans, violé
Christina, fille de 12 ans, a été battue et torturée
Boniphace, garçon de 14 ans, a été battu des pieds à la tête et plus particulièrement au visage
Ibrahim, garçon de 6 ans, sévèrement battu
Helena, fille de 6 ans, a été battue
Victor, garçon de 6 ans, sévèrement battu des pieds à la tête
Si vous désirez en apprendre davantage sur chacun de ces enfants, Jace, notre correspondante en Afrique, envoie régulièrement des informations dont vous pouvez prendre connaissance sur notre site.
Merci de donner généreusement,



